[ La chanson de Satie ] Arthur H.

La vie qui s'en va, les jours me glissent entre lesdoigts et ce putain se soleil qui se couche de plus en plus tard, je commence à croire que jamais plus je ne reverrai l'été et les trous de soleil entre les feuille de mon cerisier.

Les vendanges sont passées déjà. Me reste encore un peu de boue rouge sur les chaussures, guetter le sang qui jaillit aux jointures et la brûlure acide de la lame du cutter. Les raisins s'écrasent dans ma paume, le chien Miilka gambade entre les rangs et mange le Saintsceaux qui tombe coupé par mon sécateur, il fait un peu froid, juste assez pour que je remette mon pull bleu marine troué.

De plus en plus de voix dans ma tête. Les étudiants avec lesquels je passe mes nuits laissent des bêtises dans mes carnets, des rires en pagaille et les larmes aux yeux devant Gabin (Remorques).
Il fait de plus en plus froid. Samedi je suis allée me geler au Stade pour trente euros, sous les acclamations de la foule en délire (Maman.). Je passe ma vie entre deux portes, je cours dans ma tête et je me suis inscrite à la nuit américaine, pour avoir les résultats des élections en direct.
J'aime Jean Joana, son petit foulard en soie et ses pantalons en velours.

Film du moment : West Side Story.
 [ La chanson de Satie ] Arthur H.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 05:21

Fuck.

Le grand vide de septembre me saisit.
Mon appareil photo refuse de fonctinner, belle lurette que je ne l'avais caressé de toute façon;
Dégoût de tout, ma petite personne en particulier et les soit-disant amis qui s'accrochent comme des limaces. Dégagez tous.
je veux partir dans le désert me dessécher, laisser trois os enrobés de peau aux vautours qui tournent déjà là-haut et demander au soleil, bourreau, de faire son oeuvre.
Je ne l'ai pas assez aimée. On n'aimera jamais assez.
J'en ai marre du vacarme contemporain, les soirées cinéma, les discussions politiques et les baisers tièdes qu'on prétend enflammés depuis des lustres. On le sait tous que c'est fini. Je laisserai ma trace dans le sable dur qui me brûlera les pieds et je laisserai l'évaporation avoir raison de moi. Un piètre cerveau dans un corps adipeux, c'est ça qui va leur manquer, tiens.
Comme des cons d'adolescents en mal de vivre -la belle expression, tiens, le mal de vivre- je m'étale sur les pages synthétiques et je laisse la bêtise des autres décider. Ca t'apprendra à espérer. L'humanité atteinte de lèpre intellectuelle s'envolera comme des graines de pissenlit pour aller crever dans des fossés.
Adieu donc, bande de cons. Vous savez bien que je ne pense pas tout ça, et vous me téléphonerez dans les affres et les ténèbres pour me réconforter, allez au diable. V., M., J., B., M.,E., G., tous.

"Ils ne mouraint pas tous mais tous étaient frappés."
Fuck.

# Posté le mercredi 27 août 2008 11:50

I lived on the moon.

Tu m'as tellement manqué, mon amour.
J'en ai passé des nuits déchirées à rattrapper mes lambeaux de chair sur le balcon. J'ai regardé l'eau et la pluie qui tombait, la route brillante le long du canal. Je t'ai aimé. Je t'ai aimé si fort que j'ai déchiré les nuages. J'ai appelé ton nom, mon amour. J'ai marché le long du canal et j'ai attrappé la crève, j'ai mis mes bras autour de mes genoux et j'ai pleuré très fort. J'ai explosé mon coeur pour venir te rejoindre, j'ai renié mon nom.
Je t'ai aimé si fort que la musique explose et les larmes me viennent en serrant ton fantôme qui vient me visiter au plus creux de la nuit. Des torrents d'amour entre nous et j'aimais ce rayon laser qui s'envolait en emportant le meilleur pour te l'apporter, la déchirure du ciel pour que tu puisses m'écouter et te tenir la main quand l'univers explose et qu'on n'a pas assez de nos deux voix pour crier, dans le craquement d'une fin de monde.

(*]

# Posté le vendredi 27 juin 2008 10:39

Préoccupations déambulatoires.

Préoccupations déambulatoires.
Il est somptueux de posséder au monde un si bel ennemi à assassiner"
Terre des hommes
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 10:18

Je trouve Madame de circonstance...

L'été est revenu.
Comme Mathilde, sauf que je ne bois ni vin ni bière.
Je passe la moitié de mes heures à tenter d'assimiler les paramètres de l'éclatement de la Yougoslavie (entre autres) et l'autre moitié à me reprocher de ne pas le faire plus.
Mais maintenant, c'est décidé, je me couche à vingt et une heures et j'étudie le reste du temps. Au moins une fois par semaine.
Madame est gonflée, quand même. D'ailleurs, les soirs où y'a pas match, je fais la plonge à l'Alcazar.
Hier soir, c'était une balade dans le Toulouse chic. Je me suis assise sur les genous de James Dean, mais pas d'affolement, lecteurs, ce n'était qu'une chaise monogrammée dans une brasserie place Wilson. Pas question de déroger à mon z'Hom légitime, que j'aime, que j'aime.... Vous m'avez conmprise.

Bougnat, tu peux garder ton vin, Mathilde est revenuuuue.
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# Posté le mercredi 18 juin 2008 03:38